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Un 4e Paris – Brest – Paris réussi… |
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Pourquoi prendre date tous les quatre ans à ce challenge sportif d’un nouveau Paris – Brest – Paris ? Qu’est-ce qui peut me motiver à m’inscrire à cette randonnée hors normes pour le commun des cyclistes ? N’y a-t-il pas d’autres épreuves qui évitent de rouler la nuit ? Beaucoup de questions peuvent se poser à ce sujet. Tous les quatre ans ? N’est-ce pas un beau défi olympique pour un cyclotouriste… Randonnée hors normes ? Pour moi, c’est l’accomplissement d’une volonté continue dans l’effort presque jusqu’au " boutisme" humain. Les nombreux contrôles sont un gage de sécurité tant médical et mécanique. Rouler la nuit ? C’est une ambiance particulière, qui évite surtout les coups de chaleur de la journée. Cependant, le départ des 84 heures à 5 heures du matin évite souvent une nouvelle nuit complète. C’est ce que je conseillerai de faire aux néophytes. |
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En 1991, j’effectuai mon premier Paris-Brest-Paris avec Jean Galmard et Yvan Buchot en 86 h 5 |
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En 1995, je prenais le départ avec Jean-Luc Basso de March et j’arrivais en 67 h 20, mais seul. Daniel Leproult n’avait pas participé. Près de 19 heures de moins en quatre ans ! |
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En 1999, je mis 65 h 56 et Daniel un peu plus de 65 h. J’ai donc mis 1 h 25 de moins… mais avec près de 50 kilomètres d’erreur de parcours, pour accompagner un jeune qui ne voulait absolument pas rebrousser chemin ! Nous avons suivi la direction de Nogent-le-R… qui était Nogent-le-Rotrou et non pas Nogent-le-Roi ! Mais il faisait un temps magnifique. |
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Jean-Luc avait abandonné à Brest suite à une bonne nouvelle. Sa femme qui le suivait en voiture venait d’apprendre qu’elle attendait des triplés pour janvier 2000 ! Il en avait déjà deux. Comme il le dit : « Le vélo, il paraît que ça rend stérile… ce n’est vraiment pas mon cas ! » |
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En 2003, comme chacun sait, c’est en 61 h 59 que je concluais ce périple. Je m’excuse de vous couper le suspense ! |
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14e édition 2003 |
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Cette 14e édition 2003 partait de St-Quentin-en-Yvelines, gymnase des Droits de l’Homme. J’arrivais vers 18 h le lundi soir et allais dîner avec les cyclistes qui partaient… à 22 heures ! Et moi à 20 h… Je passe évidemment devant tous les copains. Vers 19 h, j’allais chercher mon carnet de contrôles. Au milieu du groupe, Jean-Luc m’interpelle et m’invite à le suivre. Je prends le départ avec un quart d’heure de décalage par rapport au premier groupe. Ne pouvant pas suivre Jean-Luc après quelques heures, je me suis efforcé de prendre d’autres roues, notamment un groupe de Danois. |
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A Villaines-la-Juhel (en 1999 : 4 h 9 ; en 2003 : 3 h ), belle surprise, je croise Jean-Pierre Avril et Raymonde qui m’invitent à prendre quelques calories. Jean-Luc venait tout juste de passer et Daniel Leproult grignotait déjà. |
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Brest en 24 heures ! |
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Au contrôle, je prends une bière un peu trop fraîche qui me donne un souci gastrique. Au lieu de repartir vers Carhaix prévu au départ, je décide d’aller me reposer. Pour moi, je considère que ce fut ma grosse erreur car j’avais encore près d’une heure à rouler sans éclairage. Là, j’ai mal dormi. N’ayant que très peu mangé, j’ai mal récupéré. Cependant avec une omelette et des nouilles dans le corps, à 1 h 30 je repartais direction Paris… La nuit, tout un défilé de phares cyclistes s’activait en face de moi. Les éblouissements se sont estompés au lever du jour. « Allez Joël, vas-y ! » C’était nos amis ucétistes, Christian Raynaud et Daniel Schoos, qui me croisaient. J’étais reconnaissable avec mon cuissard Cyclo 37. Après Carhaix (6 h 45 - h ) et Loudéac (10 h 20 - h ), un nouveau groupe s’est formé. A Tinténiac (14 h 17- h ), une jeune femme de la vallée de Chevreuse et un cycliste de Chambéry-La Ravoire nous rejoignent. Fougères (17 h 7- h ) se passe bien, mais certains prennent du ravitaillement hors contrôle et le groupe se disperse. |
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A Villaines-la-Juhel (21 h 17- h ), j’essaie de recontacter notre président sans succès. Je mangeais donc et là nouvel ennui gastrique… les nouilles à la sauce tomate-poivron reviennent à la poubelle (comme en 1991… n’est-ce pas Jean !) Je calme ma tension puis repars. J’apprendrais plus tard que Jean-Luc avait repéré mon vélo et m’avait cherché… Il aura cependant bénéficier de mon équipe précédente. Pas de chance, car avec lui je me serai trouvé en confiance la nuit avec son charisme, son esprit d’équipe et surtout son fameux éclairage. |
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Grosse fatigue ! |
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Au départ de ce contrôle, un groupe de huit coureurs me passe en trombe et j’essaie de suivre mais la cadence est vraiment folle… à la première bosse, je saute ! Puis le Perche est arrivé avec ses pentes redoutables : obligé de prendre le petit plateau, la chaîne saute, je gagne Mortagne-au Perche (2 h 18- h ) avec une extrême fatigue. Je mange et décide d’aller me reposer 1 h 30 dans le gymnase. |
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Après un petit café, je suis reparti dans la nuit noire. Le froid me gelait les mains et les genoux. Impressionnant ! Je traversais la Beauce et prenait en repère un feu rouge qui était à près de 200 – 300 m devant moi. Mais à Senonches, j’ai cherché mon itinéraire et étais obligé de demander à des automobilistes. Les flèches étaient bien là. Je redoublais donc de vigilance. Mon éclairage était sans reproche. A Nogent-le-Roi (10 h 38-), petit déjeuner rapide : des cyclistes angevins partis deux heures après moi repartaient. Nous avons roulé à une belle allure pour la finition. Cependant à 5 km de l’arrivée, je me suis évertué à vouloir terminer avant la 62e heure. | ||
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Joël Lamy et Daniel Leproult |
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En arrivant au gymnase, je croisais le tandem américain mais la jeune femme était moins fringante et je me faisais contrôler à la minute convoitée (13 h 56 - ). |
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Mes satisfactions : avoir atteint Brest dans les 24 heures ; d’être toujours rester vigilant quant à la sécurité ; d’être arrivé à St-Quentin en si bonne forme (mon alimentation était sans doute meilleure à la fin !) ; mon parcours a été vraiment personnel et sans assistance. |
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Mes erreurs : d’avoir bu une boisson trop froide à Brest et j’aurais dû prendre un repas liquide diététique au lieu d’aller me reposer ; j’ai dormi près de deux heures en trop ; à Villaines, j’aurais dû manger du sucre beaucoup plus tôt. |
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Mon regret : de ne pas être arrivé dans le délai des 60 heures que je m’étais fixé. |
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Mon espoir : répondre à la dédicace de Jean-Michel Richefort sur une photo de ma participation de Paris-Brest-Paris, revenir en 2007 pour une cinquième édition. |
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Mes remerciements : à Jean-Pierre et Raymonde, présents sur le parcours ; à Janine Taligault qui m’a annoncé que j’avais battu le record de l’UC Touraine détenu par Gérard Fargeot et Daniel Leproult. |
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Avis aux amateurs 2007 ! |
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