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Un cinquième Paris - Brest - Paris |
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| par Joël Lamy (UC Touraine) | |||
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L’Union Cyclotouriste de Touraine a commencé la série des brevets qualificatifs le samedi 14 avril. C’était à la demande du CODEP 37 pour ne pas empiéter sur un challenge organisé par La Membrolle. Jean Galmard et Daniel Schoos nous ont envoyé vers Selommes et Dhuizon dans le Loir-et-Cher. Plus d’une centaine de cyclistes se sont élancés dans ce brevet. Ce jour-là un beau soleil matinal et un vent d’ouest ont donné des ailes à certains. Un contrôle secret était organisé par Janine et Claude Taligault avant Selommes. Cela a permis de calmer l’ardeur de nos « puncheurs » et surveiller l’itinéraire imposé même sur de petites routes. Moi-même, je fus surpris de la vitesse « aller », si bien que je téléphonais à Gilbert Chesnier pour ouvrir plus tôt le contrôle d’arrivée… Branle-bas évidemment ! Cependant le « retour » fut plus calme, le vent étant contraire ! 6 h 53 nos premiers coursiers… mais bien fatigués ! |
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Le 300 km était organisé le dimanche 29 avril à 4 h. Soixante-deux valeureux se sont élancés dans ce périple vers Les Rosiers, Lencloître et Pouzay. Beau temps et vent nul. Roland Lécuyer (Montlouis) mettait 11 h 15. |
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Samedi 12 mai à 22 h, nous étions une cinquantaine à prendre le départ du 400 km. Jean-Gérard Bouchet était très inquiet à l’idée de rouler une nuit complète. Il était accompagné au départ de sa femme, de sa fille, de son gendre et de ses petits-enfants… Au revoir… peut-être ? Il avait raison car la nuit vers Eguzon, nous avons essuyé… un orage avec des éclairs de toute beauté ! Daniel Leproult trouvait refuge à l’intérieur d’une vieille guimbarde. Mais nous, nous avions continué et nous étions encore une quinzaine à pointer à Crozant chez le boulanger à 4 h du matin. Chance pour moi, c’était un BPF ! Retour par Le Chatelet puis St-Aignan-Noyers. Puis après avoir roulé sous une trombe d’eau, nous arriverons en 16 h 40. |
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Samedi 2 juin à 6 h, nous étions 39 à nous élancer pour notre 600 km. Philippe Liboreau de Vineuil prendra le départ, un peu plus tard… il a oublié son sac de vêtements cyclistes ! Gérard Gauthier… de se réveiller ! Le temps sera très clément ces deux jours. Cependant, la dénivellation sera de 3.890 m ! Christophe Marzais ira frapper chez l’habitant à Landivy (Mayenne) au lieu de dormir à la belle étoile la nuit de samedi à dimanche. Francis Quillon et Christian Porée (de Baugé) en tandem ont réservé une chambre à Ernée (53). Moi-même, Roland et Dominique Quilleré (Montoire) nous nous perdons dans la nuit dans les environs de St-Pierre-la-Cour. Cependant, nous retrouvons Jean-Luc Basso de March et deux autres copains sur le parcours et nous pointons ensemble à Ballots. A 3 h du matin, je m’arrête à Azé (près de Château-Gontier) chez mon frère Michel pour prendre un café qui fut fort apprécié de l’équipe ! Nous terminerons le parcours en 27 h 30. |
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Mon entraînement a continué par la fin de notre périple du Tour de France, partant des Ardennes, via la Lorraine, l’Alsace et les grands cols des Alpes. Puis ce fut les deux brevets cyclo-montagnards du Jura et des Monts Vosgiens. Je ralentissais au mois de juillet. Puis début août, j’organisais une sortie avec Gérard Gauthier vers la Mayenne (260 km). Une autre sortie dans le Maine-et-Loire et effectuer des BPF. Entre Montreuil-Bellay et Les Rosiers, je dérangeais une biche dans un champ de roses qui me coupait la route plusieurs fois pour aller vers un champ de vignes ! Magnifique périple de 270 km. Un jeudi, je partais le matin effectuer 130 km seul. Je reviens à Fondettes et redémarre l’après-midi avec un groupe « Berthault », près du pont St-Sauveur. Jean-Pierre Duquaire prend le départ avec moi et nous roulons ensemble à une moyenne de près de 34 km/h sur 90 km. |
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Un PBP humide… |
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Comme je l’avais prévu, je suis parti le mardi 21 août à 5 h. Christophe Marzais me rejoint et nous roulons ensemble jusqu’à Fougères à près de 28 km/h. Nous verrons longtemps la voiture ouvreuse et peu de cyclistes nous auront doublé. Je reste vêtu car l’air restait frais et la pluie nous menaçait. Je commence à pester contre mon sac à dos. Là, je salue un beau-frère venu sur le parcours, je perds Christophe qui allait voir ses enfants dans les alentours du contrôle et la nuit arrive. Le vent se calme et je vois défiler Tinténiac, Loudéac. Des ennuis de dérailleur me font consulter un vélociste à Carhaix. L’aube pointe et à Sizun, le froid m’engourdit et mes yeux papillotant, je m’arrête dix minutes sur le coin d’une table. Je traverse le pont Albert-Louppe découvrant la rade de Brest sous son plus bel aspect ! Je pointe vers 9 h et trois heures de retard sur mon horaire prévu. |
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Vers 11 h, je croise Jean-Claude Bellamy et Gérard Gauthier roulant dans le roc Trévézel. Je continue vers Carhaix puis Loudéac où la pluie revient et de nouveaux ennuis de chaîne pourtant toute neuve ! Je m’arrête enfin dormir à Tinténiac pendant deux heures dans un lit. Le ronflement d’un copain me réveille. Impossible de me rendormir. Je le secoue et lui me prend la main : « Qu’est-ce qui se passe ! » Il me baise la main et enlève ses boules Quiès et sa protection de ses yeux. « Nous sommes dans le Paris-Brest-Paris ! » « Ah oui… » |
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Nous partons ce jeudi vers 2 h sous une pluie dense avec un petit groupe et elle ne s’arrêtera pas. Fougères puis Villaines-la-Juhel où j’aperçois Christian Videau du CODEP 37. J’enlève le vêtement de pluie, ne pouvant plus le supporter… et une heure plus tard le soleil revient, ce qui permet de nous sécher et nous filons vers Mortagne-au-Perche. Là je perds mon collègue de Fontainebleau. A Dreux, un zig-zag en passant le porche d’entrée m’inquiète et après avoir dîné je décide de me reposer dix nouvelles minutes. Un petit massage des jambes et je repars dans la fraîcheur du soir. Grosse inquiétude dans la nuit car je suis des cyclistes et je ne vois pas toutes les flèches du parcours. Mon dérailleur fait encore des difficultés et à Gambais, je dois m’arrêter pour prendre le troisième plateau. Cependant j’arrive à 22 h 58 à Guyancourt le jeudi 23 : 65 h 58. |
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Ma satisfaction : voir la rade de Brest sous le soleil matinal. |
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Mon erreur : d’avoir pris un mini-sac à dos qui a pesé lourd sous la pluie. |
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Mon regret : de ne pas être arrivé dans le délai des 60 heures que je m’étais fixé (bis). |
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Mon espoir : pour une sixième participation. |
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Mes remerciements : à Christophe Marzais qui m’a accompagné les 300 premiers kilomètres (à la moyenne autorisé PBP 2007 de 28 km/h) ; à Christian Videau (trésorier du CODEP 37), présent sur le parcours. |
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Statistiques |
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Départ 80 h : 1356 inscrits ; abandons (28,1 %) 370 ; hors délais 42 ; homologués 907. |
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90 h : 2969 inscrits ; abandons (29,4 %) 848 ; hors délais 74 ; homologués 1962. |
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84 h : 741 inscrits ; abandons (18,5 %) ; hors délais 10 ; homologués 575. |
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Etranger : 3018 inscrits ; 726 abandons (24,9 %) ; 2125 homologués. |
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Français : 2294 inscrits ; 703 abandons (31,4 %) ; 1477 homologués. |
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Christophe Marzais, vendredi 24 à 15 h 57 (82 h 18). |
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Jean-Claude Bellamy et Gérard Gauthier, vendredi 24 (89 h 51 et 89 h 58). |
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Joël Lamy le jeudi 23 à 22 h 58 (65 h 48). |
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