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FLÈCHE VÉLOCIO A ARAMON 2004 |
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Chaude ambiance sous la froidure |
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par Joël LAMY (UC Touraine) |
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Quelquefois, il est bon de savoir perdre un défi pour conforter celui qui veut persévérer. Pour Pâques en Provence 2004, Aramon organisait la concentration. J’ai contacté Jean-Claude Chabirand du RC Anjou qui avait enlevé le challenge 2003. N’ayant plus aucune place dans ses trois équipes 2004, il m’informa qu’un groupe se préparait à Beaupreau (Maine-et-Loire). Je connaissais déjà François Bosseau pour avoir fait le 1.000 km du RCA. Il a fait le PBP 2003 en 60 h 17 en prenant le départ de 22 h et est arrivé dans le même groupe que moi à St-Quentin-en-Yvelines. Guy Papin et Michel Brossolette constituait notre équipe, tous les deux aussi PBP 2003. |
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Notre odyssée |
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Le parcours démarre de Sarlat-la-Canéda le samedi 10 avril, à 9 h 15. Nous partons par un temps frais et nuageux de la place de la Liberté (« place de la Rigolette », selon un marchand ambulant du lieu qui nous a fait traverser l’agglomération dans les deux sens !) Enfin le rythme est suffisamment soutenu vers Gourdon. Une première erreur de parcours nous rallonge d’une dizaine de kilomètres Nous devons rester vigilants à notre itinéraire mais ce détour est superbe dans sa rigueur des rochers et de l’herbe rase. « Que peuvent donc manger les moutons ici ! » se demande François. Nous pointons à Livernon. Nous passons Figeac sans problème. Nous découvrons les Grands Causses du Périgord noir. La neige culmine sur les monts des alentours. Le froid nous envahit mais un petit vent porteur nous aide à passer L’Hospitalet (553 m) puis Rodez. Nous passons le col Pujols à 837 m (ce n’est pas le col de la République comme l’année dernière où quelques cervidés venaient voir dans la nuit ce qui se passait sur la route !). Michel commence à paniquer. Je le pousse un peu : « Ce n’est pas toi que j’aide… mais c’est l’équipe ! ». Un peu mortifié, il se laisse faire. Nous effectuons une pause à Laissac pour nous relancer vers Segur puis Saint-Beauzély, magnifique village dans la vallée. |
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Nous évitons une montée ardue pour suivre le ruisseau qui coule mais il faut sortir de là pour remonter vers Millau. Direction La Cavalerie. Une montée à plus de 800 m d’altitude fait craquer une nouvelle fois Michel « Au prochain contrôle, je m’arrête et je prends une chambre ! » Comme nous tous, nous ne pensions pas à un passage aussi difficile. Mon feu rouge arrière tombe sur la route mais Guy, dans le fond de son sac me procure un nouveau feu. L’arrêt à Nant au restaurant est réparateur avec un menu alléchant. |
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Vers 23 h, nous sommes repartis dans la nuit très froide vers St-Jean-du-Bruel, Alzon, Le Vigan où les quelques collines ont commencé à se laisser apprivoiser… Vers Ganges, Michel nous surprend un peu : « Regarde, ça va fort… je suis bien ! Merci Joël pour tout à l’heure » Il se met en tête du groupe et nous mène le rythme. C’était son « petit quart d’heure ! ». Il est vrai que nous avions senti un petit réchauffement de l’air méditerranéen. Nous étions dans la plaine avec St-Hippolyte-du-Fort, Sauve, St-Chaptes et arrêt à Sanilhac vers 6 h du matin. Un boulanger ouvrait sa boutique et nous invitait à entrer dans son bar-restaurant attenant. Chacun se mit à s’esclaffer et à soupirer d’aise tant la pression de la nuit commençait à nous peser. « Toi Joël, tu étais quand même inquiet… » plaisantait Michel. Nous savions qu’il nous restait plus que 29 km à faire avant 9 h 15. Il nous fallait attendre une heure avant de repartir (ce que nous avons fait sans difficulté) car, selon le règlement de la Flèche Vélocio, nous devions effectuer « 25 km entre la 22e et la 24e heure ». |
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Puis nous sommes passés par le Pont-du-Gard en vélo et en touriste, au soleil levant, magnifique panorama puis arrivés à Aramon vers 8 h 30. Au compteur, j’avais 427 km à 23 km/h pour 411 km sur le parcours prévu. |
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