STRASBOURG - HENDAYE

Ma diagonale Juin 2006

 
     
 

par Christian Raineau

 
 

 
 

LE CREVE COEUR

 
 

Gare de Strasbourg au départ

 

 
 

Rêver de la diagonale Strasbourg - Hendaye, bâtir l'itinéraire, le démarrer et devoir abandonner 300km plus loin, quoi de plus frustrant pour Daniel ? A la frustration s'ajoute le dilemme de l'abandon du coéquipier.

 
 

Pour moi, le cas de conscience est autre : abandonner par solidarité? Poursuivre un projet mûri par Daniel ? Celui-ci m'exhorte à poursuivre et je me laisse convaincre sans enthousiasme. Il m'offre un dernier pot à Auxonne et, le moral en baisse, je repars en direction d'Hendaye : 900 km en solitaire. Mais une heureuse surprise m'attend....

 
 

 
 

Le SARISTE Gilbert JACCON.

 
 

Toute tentative de diagonale est déclarée auprès de Marc et Annette HEHN (délégués fédéraux). Gilbert, de l'Amicale des Diagonalistes, par Internet a eu connaissance de notre parcours et de nos horaires supposés. Il vient à notre rencontre, surpris de me trouver seul. Présentation rapide, puis : « Mets toi à l'abri, ne parle pas, donne moi ton allure.... ». Réconfortant, rassurant, le poisson pilote est là, me guidant sans hésitation sur les bords du Canal du Centre. Tout cela au nom de l'Amitié et du plaisir partagé. Merci encore à Gilbert.

 
 

Dans le 37, Christian VIDEAU (Chinon) est l'Amicaliste Sariste. (SAR signifie Service d'Assistance Routière). 

 
 

Lors de la rencontre avec Gilbert Jaccon

   
 
     
 

Quelques chiffres

 
 

- 1.170 km annoncés mais 1.240 km parcourus ( 3 erreurs de parcours et la recherche d'un BPF) - 57h30 de selle : merci Biafine

 
 

- environ 15 h de lit (sur 3 nuits pour les 4 jours 1/2)

 
 

- 21.5 km de moyenne

 
 

- 24 kg = machine + matériel

 
 

- 28 X 28 parfois, dans le Puy de Dôme et la Corrèze

 
 

 

 
 

Un hôtel : Le Santiago

 
 

Cet établissement, à quelques centaines de mètres du commissariat d'Hendaye est un lieu de passage très fréquenté par de nombreux diagonalistes et des pèlerins rentrant de Saint Jacques de Compostelle. Les jambes et l'esprit au repos, j'y ai noyé ma fatigue dans un demi, devant le match France - Corée

 
 

 

 
 

L'esprit s'évade

 
 

Les jambes travaillent, les yeux regardent, cherchent... et l'esprit vagabonde au fil des km.

 
 

Le Canal du Centre

 
 

100 km, sans efforts, avant les « montagnes russes » du Massif Central me font regretter que les Etats de Bourgogne, à la fin du 18eme, n'aient pas eu l'idée de le prolonger jusqu'à Hendaye...

 
 

Dans la région de Paray le Monial, les blanches charolaises broutent l'herbe encore verte en cet été débutant. Mon estomac me tiraille et je me surprends à rêver d'une bonne bavette taillée dans l'un de ces braves ruminants paisibles.

 
 

 

 
 

Un élément primordial : l'alimentation.

 
 

Le premier soir, au Génelard (Montceau les Mines) le menu omelette-frites ne descend pas et l'assiette est repartie presque intacte. La cuisinière a eu droit à mes excuses, mais j'ai gardé pour moi la crainte du lendemain. Heureusement, par la suite, j'ai dévoré avec plaisir les différents plats du midi et du soir.

 
 

 

 
 

Des idées de tourisme

 
 

Dans le Périgord, des villages tels Beaumont, Saint Avit, Issigeac, Cadouin avec des bastides imposantes et des panneaux publicitaires alléchants sur les spécialités culinaires me donnent envie de revenir en famille.

 
 

 Aux spécialités s'ajoutent la spécificité du vocabulaire : Tandis qu'en Touraine nous mangeons un petit pain au chocolat, au contrôle de Saint-Sever, à 8h, j'ai acheté une chocolatine en pensant à Daniel Schoos et François Tartarin, sur la diagonale Perpignan - Brest.

 
 

 

 
 

Un paradoxe

 
 

Alors que nous, cyclos, recherchons les routes de campagne peu fréquentées, j'ai apprécié en quelques occasions, sur la bande cyclable des voies rapides, les camions tonitruants, ronflants, polluants qui m'aspiraient et soulageaient ainsi mes muscles fatigués. Paradoxal ! ! !

 
 

 

 
 

B.C.N.-B.P.F. du 64:

 
 

Voulant joindre l'agréable à l'agréable, j'ai légèrement allongé mon parcours pour aller tamponner au village de Mouguerre, près de Bayonne. (Merci à Dominique Liné de m'avoir "contaminé" en me montrant sa collection de BCN-BPF, au printemps 2005)

 
 

Sur le bord de la route des affiches annoncent 3 jours de fête. J'arrive au 3eme jour de la fiesta sous le regard intéressé, amusé et chaleureux d'une équipe de rugbymen basques. Boris feint d'enfourcher ma monture mais sa surcharge en liquide le ramène à la réalité. Je suis rapidement invité à trinquer avec ces amateurs de 3eme mi-temps. Un moment de détente , avant de repartir sous les encouragements du groupe.

 
 

 

 
 

S.N.C. F.

 
 

Avec la SNCF tout est possible si l'on n'est pas pressé.

 
 

Si en T G V, il est contraignant d'embarquer avec un vélo ; avec une randonneuse, c'est mission impossible. Par contre avec les TER, un espace vous permet de voyager avec votre compagnon.

 
 

Départ d'Hendaye : 6 h 45, puis 3heures d'attente à Bordeaux, puis encore 3 heures 30 d'attente à Angoulême pour arriver à Saint Pierre à 19 H 30.

 
 

Ce long retour me permet de revenir dans le quotidien tout en prolongeant le rêve. Je gribouille mes premières impressions, chose impossible pendant la Diagonale tellement l'on est tendu pour respecter le plan de route et les horaires.

 
 

La réussite d'une Diagonale tient à peu de chose. Le rêve peut s'écrouler à tout moment pour diverses causes mais rien n'interdit de se préparer à nouveau pour une nouvelle Aventure.

 

 

Arrivée au commissariat d'Hendaye

   
 

Alors Daniel, quand partons nous pour Hendaye - Menton ?

 
 

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