| Mon premier voyage itinérant en autonomie | |||||
| L'Hospitalet du Larzac - Futuroscope Août 2008 | |||||
| réalisé par Bernard Caillé CR Ballanais | |||||
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Depuis le temps que j’en rêvais, je me lance, sacoches de 7 kg en sus, je prends le départ de la bretelle d’autoroute du Larzac. Nadège mon épouse reprend le travail et rentre seule à Joué les Tours. |
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La météo est favorable toute la semaine et mes hébergements retenus pour 5 nuits. Pour le parcours je monte vers le nord en prenant comme point de passage les BPF. |
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La polaire est de rigueur 7° vent de nord-ouest |
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Traversée du Larzac sans soucis, il n’y a personne... A Roquefort sous Soulzon (BPF), comme c’est aujourd’hui dimanche, les fromageries dorment. Pointage et accueil agréable à l’O. T., cela réchauffe. La route descend dans la vallée du Tarn, je pointe dans l’unique épicerie de Melvieu, et se déroule devant ma roue une magnifique remontée du Tarn, dans une large vallée. |
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Saint Victor dans l’Aveyron |
Vallée du Tarn |
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Je passe sous le viaduc de Millau, pour atteindre la ville. |
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Le soleil est bien chaud pour sortir de Millau par une rude grimpée qui mène aux Causses, à Montpellier le Vieux et atteindre ma première escale au gîte d’étape de Peyreleau en Aveyron. Le menu du soir est conséquent, feuilleté de fromage, truite, spaghettis, tarte, la belle vie. |
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Je n’ai dans mes sacoches que quelques barres de céréales, au cas où, j’achète au fur et à mesure dès que je trouve un commerce ouvert. En fait je mange peu, mais souvent, la région est touristique, les cafés sont ouverts. Par contre le soir, dans les gîtes, hôtels ou chambres d’hôtes, les diners sont à la hauteur des besoins, idem pour les petits déjeuners, la France profonde sait recevoir ! |
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Deuxième jour magnifique, dans les gorges du Tarn, le village des Vignes et la montée au Point Sublime, sous un chaud soleil. |
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Les Vignes et les gorges du Tarn |
Point Sublime au dessus des Gorges du Tarn |
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Ensuite trois petits cols me mèneront sur le plateau de l’Aubrac, au milieu des troupeaux de vaches du pays. La route est vallonnée, ventée, de face. Je termine la journée à Saint-Urcize (BPF), aux maisons de granit, chaleureusement accueilli dans une maison d’hôte. |
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Le troisième jour démarre dans le brouillard, 8°, et en descente. Je porte tout ce que j’ai de chaud, polaire, imper. J’ai attrapé l’onglée. |
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Dans la vallée à Fournels (BPF de la Lozère), avec le soleil, un bon café et une bonne côte, j’ai repris la tenue d’été. Le paysage change, j’atteins les Monts du Cantal, par le col du Puy de Renel, (15-1075), mon 700 ème col. Ici les prairies dominent. |
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La route du col du Grifoul |
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Comme le beau temps est assuré, c’est la période du fauchage, quelles bonnes odeurs : herbe coupée, foin qui sèche. Je termine la journée par l’ascension des cols du Grifoul et de Prat de Bouc. La route est superbe, en lacet, au milieu des prairies, un vrai paysage de montagne. |
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Je passe la nuit à Alpebierre. |
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Troupeaux de Salers |
Dès l’aube, je descends à Murat (BPF), la journée est longue et le soleil déjà là. Je roule sur des grands CD, ou il y a peu de circulation, néanmoins je préfère les routes plus intimes de la veille.
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Après un cour passage au village d’Apchon, à Riom, en admirant le large paysage des monts du Cantal, j’entame une belle descente vers la vallée de la Dordogne.
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Je rencontre une voie verte, bien qu’elle m’éloigne de mon itinéraire, je fais un détour, la route est si belle, bordée d’arbres et en pente douce. |
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Mais reprenons le cours des choses, passé Bort les Orgues, et une dure montée au barrage. Et pour la première fois les jambes sont lourdes, le moral aussi dans le dur, sur ce grand CD, doublé par les camions, sous un chaud soleil. Je quitte le CD pour une petite route ombragée, calme et la forme revient. Le ravitaillement à Ussel sera conséquent et j’arrive à la Courtine sans fatigues. Je ne me souvenais plus que le village soit bordé par un camp militaire, peu utilisé. Autrefois envahie de bidasses, les bars, bazars, sont presque tous fermés et dans des quartiers abandonnés on se croirait dans un village de l’Ouest, passé la ruée vers l’or. |
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Le lendemain matin je traverse le camp sur le seul CD autorisé, les panneaux d’interdiction, de mise en garde pour engins non explosés, n’incitent pas à aller ramasser des champignons. Je vais traverser le département de Creuse d’est en ouest et, à part Felletin, ne croiser aucun gros village. Par contre quel plaisir de rouler sur des petites routes tranquilles, bordées de forêts, d’étangs.
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dans la Creuse, dernier témoin de la mine |
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Quelques belles maisons subsistent mais beaucoup sont à l’abandon. Je prendrai une photo du panneau du village de Saint Georges Nigremont, juché sur une colline, faute de commerce pour faire pointer mon BPF. Ce sera la seule fois, je trouverai toujours un O. T., un café, une boulangerie accueillante. Quelques fois je n’ai même pas le temps de réclamer le cachet, le tampon est déjà prêt en même temps que le café. La journée est vallonnée, se termine par la traversée des Monts d’Ambazac et une escale dans une ferme, chambre d’hôte sympathique à Bessines. |
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Pour ma dernière journée, le vent de nord-est sera mon allié, le parcours traversant la Haute Vienne et la Vienne peu vallonnées. La végétation change encore, de grands champs, des zones peu boisées, garnis d’importants troupeaux de bovins et de chevaux, quelques ânes. |
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En arrivant au Dorat |
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A Lussac, je pique-nique avec un cyclo Suisse qui à déjà fait une moitié de tour du monde et compte encore passer 2 ans à faire le tour de l’Europe et de repartir en Amérique du Nord. La civilisation réapparait par les grandes tours de la centrale de Civaux, les grands boulevards amenant à Poitiers. Je fais une dernière halte dans le village touristique de Saint Benoît avant d’entreprendre la traversée de Poitiers et sa grande zone industrielle, touristique, vers le Futuroscope, Là où Nadège doit me récupérer pour renter à la maison en une heure d’autoroute. Je n’avais pas envie de rouler un jour de plus sur les routes menant à la Touraine, terrain des sorties habituelles. J’avais aussi hâte de faire connaissance de mon premier petit fis, Elliot, né la veille. |
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Voilà, bilan de la semaine : 6 jours de vélo sans pluie et sans crevaison, ce qui est notable. 729 kilomètres, 6 nouveaux cols, 17 BPF. Au-delà des chiffres, c’est le plaisir de rouler, en ligne droite, sans être trop chargé, sur un parcours organisé, sans soucis. Par contre honnêtement six jours, seul, c’est suffisant. Je suis prêt de repartir mais avec mon épouse, pour partager tout un tas de petits moments d’émotion, de beaux paysages, de rencontres, à travers la France, notre pays magnifique, changeant, diversifié. |
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