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BORDEAUX PARIS Randonneurs 2006 |
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Par Annie Proust (AC B Descartes) |
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L’idée date de 2004 où nous apprenons par indiscrétion que Philippe prépare le Bordeaux-Paris. |
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A son retour, il nous fait un rapide récit de son périple en solitaire, sans assistance, avec un genou douloureux, une nuit à la belle étoile (enfin pas si belle que cela puisse qu’il pleuvait). |
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Malgré sa « galère » il souhaite renouveler l’expérience et la faire partager au club. |
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Le temps passe et Philippe a toujours son idée en tête .Septembre 2005, on en reparle et finalement Joël se dit intéressé, quant à moi je découvre sur le site de l’ACB qu’Annie fait partie du groupe (il est vrai que je n’avais pas dit oui mais je n’avais pas dit non, non plus) alors après tout pourquoi pas ! |
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Commencent alors les entraînements, et puis le mois de mars avec la grippe et interruption d’un mois de sortie vélo. Alors là je suis mal, il reste 3 mois pour se préparer, il faut mettre les bouchées doubles avec 2 sorties par semaine au minimum d’une centaine de km à chaque fois, ensuite brevet de 200 avec Philippe, brevet audax dans la Sarthe avec Philippe et Joël, 10 cols dans l’Ardèche avec quelques frayeurs (chute) |
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L’organisation est mise en place par Philippe qui possède un camping car, avec Maurice comme chauffeur, Martine et Patricia (les épouses des cyclos) s’occupant de notre intendance et voilà il nous reste, quant à nous, à pédaler !! |
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Départ le jeudi en direction de Bègles où nous sommes hébergés chez Cathy et J.Jacques (amis bordelais) ils sont à 10 mn du point de départ, nous passons une soirée très agréable et détendue même si je commence à flipper pour le lendemain. |
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Réveil à 4 h et départ vers le stade Léo Lagrange. |
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Préparation des vélos et direction petit déjeuner et là un visage connu nous attend, Ferdy Los accompagné de son épouse est là pour nous encourager, lui ne prend le départ que le lendemain, merci à lui de s’être levé de si bon matin et de nous avoir surveiller les vélos pendant que nous prenions quelques forces. Licencié seulement de cette année à l’ACB, nous avons beaucoup apprécié son « esprit club ». |
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Contrôle des vélos (éclairage) et le départ est donné à 6 h. Cela se déroule sans encombre avec la sécurité pour contourner Bordeaux et quitter la ville. |
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Au bout de 50 km, comme prévu notre logistique nous attend pour un bon café et manger un peu. On renouvellera l’opération au bout de 100 km et enfin le déjeuner au bout de 150 km, l’allure est bonne. Et là, j’apprends que notre hébergement est réservé à St Savin et non à Lussac les Châteaux, cela fait 30km de plus que je n’avais pas pris en compte « dans ma tête » et cela est dur à gérer d’autant plus que le soleil se fait sentir, les km s’accumulent avec un circuit bien accidenté. |
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Le départ est difficile après déjeuner (+1h de pause) ensuite se sont les 20 km jusqu’à l’Isle Jourdain 2ème contrôle qui me paraissent ne plus en finir, et finalement les 50 derniers km sont mieux passés. Quel bonheur d’apercevoir le clocher de St Savin (très reconnaissable de loin).Arrivée à 20 h 30. |
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Maurice a planté nos toiles (celles qui s’installent en 2’) la fatigue est telle que l’assiette de pâte est mangée avec lenteur. Martine me pratique des massages aux cervicales et facial, détente assurée. |
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Bilan de la journée : étape longue avec ses 280 km, dure car très vallonnée et beaucoup de longs faux plats, chaleur et vent défavorable (merci à Philippe et Joël qui m’ont abritée). |
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Nuit réparatrice, réveil à 6 h 30, et départ à 7 h 30. |
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Le prochain contrôle est à 30 km « Martizay ». Là, nous avons l’agréable surprise de voir qu’un comité d’accueil nous attend avec banderole d’encouragement. |
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Huguette (de connivence avec Maurice) est là accompagnée de Madeleine, Guy et Michel. Evidemment l’arrêt sera un peu plus long, nous sommes très touchés de cette marque d’amitié. |
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On repart sous un ciel menaçant, ciel gris, coup de tonnerre et éclairs pour n’avoir qu’un petit rafraîchissement qui sera le bien venu. Le circuit est très soutenu en côtes jusqu’à Noyers/Cher (4ème contrôle) et également notre pause déjeuner après une bonne centaine de km. |
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Depuis Bordeaux, nous portons les couleurs de l’ACB, maillot repéré par un automobiliste de passage, Jean Claude Hénault (club d’Amboise et Codep 37). Là aussi, l’arrêt sera plus long que prévu, nous profitons de notre ami de passage pour discuter un peu, il est tellement agréable de faire de telles rencontres sur un long parcours . |
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On reprend le parcours après 1 h 30 de pause, circuit plat et un peu monotone, nous sommes dans la Beauce, mais l’architecture est particulière (maisons en briques et colombages). L’allure est soutenue et comme nous sommes en avance sur « notre » horaire, ces messieurs souhaitent s’offrir une « petite bière bien fraîche », je surveillerai les vélos pendant cette pause. L’arrivée se fera donc à 20 h à Châteauneuf sur Loire, notre camping est juste à côte de la Loire, le cadre est agréable. |
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Martine et Patricia sont averties, contrairement à la veille nous avons faim, elles nous préparent une bonne salade composée. |
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On décide de passer au sandwich pour le lendemain au moment des pauses, nous ne pouvons plus avaler les barres, l’eau sucrée, marre…..ça ne passe plus. |
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Bilan de la journée : étape de 226 km, qui sont très bien passés, sous une météo mitigée mais température correcte. |
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La nuit est courte et agitée, certains cyclos n’hésitent pas à prendre le départ dès 2 h du matin pour l’ultime étape vers la capitale, il reste 130 km. |
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5 h 30, quelques gouttes arrivent, il est vrai que la météo prévue n’était pas très bonne. |
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Nous prenons donc le départ à 7 h sous la pluie. La circulation est difficile, les voitures suivantes ont tendance à coller leurs cyclos ce qui est très dangereux. Crevaison pour Philippe et par bonheur notre logistique nous double à ce même instant, la réparation se fera plus rapidement et c’est tant mieux car nous finissons par se refroidir très vite, la pluie est forte et soutenue. Autruy/Juine notre dernier contrôle et là Joël ne retrouve plus sa carte de route, il faut dire qu’à 6 dans un camping car sur 3 jours et la pluie en prime, on ne s’y retrouve plus ! Là encore, Maurice s’est arrêté au bon endroit, au bon moment, car on finira par retrouver la carte dans le sac de …. Philippe, allez savoir ce qui s’est passé ….. |
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Après une restauration, nous repartons, nous sommes trempés, nous tremblons sur notre vélo, il reste 80 km à faire, nous décidons de ne plus nous arrêter, car les cuisses sont tétanisées par la pluie et le froid. |
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Au bout de quelques kilomètres, le corps retrouve sa chaleur et nous oublions la pluie mais restons vigilants .Les 3 compteurs vélo ne fonctionnent plus (probablement la pluie) et arrive un moment où nous ne savons plus trop ce qu’il reste à faire, quand à un carrefour une personne de la sécurité nous annonce 5km, je n’y crois pas, ensuite 2km, alors c’est vrai on arrive vraiment ? .Là je me dis ça y est c’est réussi, que c’est agréable de franchir la ligne d’arrivée (Ballainvilliers) sous les applaudissements |
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Nous cherchons Ferdy, nous savons qu’il est arrivé car nous avons aperçu sa voiture et le vélo est déjà rangé, mais dommage nous n’aurons pas l’occasion de nous voir. |
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En ce qui me concerne, si j’ai pu réaliser ce challenge, c’est grâce à vous Philippe et Joël, toujours à mes côtés lors de mes entraînements, toujours à me protéger du vent et enfin vous m’avez fait confiance. |
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A cette réussite, il faut associer notre logistique, élément important pour le confort moral du cyclo, Martine et Patricia qui ont pris soin de nous et de nos moindres désirs, de notre chauffeur Maurice, conduite qui demande beaucoup d’attention avec le nombre de cyclos qu’il faut en permanence doubler et redoubler, des routes étroites et une circulation dense dans certaines villes importantes. |
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Bordeaux Paris Randonneur 2006 représente 630 km …….d’images, de partage, de rencontres. |
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Merci Philippe de nous avoir entraîner dans cette merveilleuse aventure. |
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